Un très gros article. En fait, c'est 3 articles tirés de mon MSNSpaces. Demandez-moi l'adresse si ça vous plait. Ils montrent bien mon évolution. Hep ! Qui va là ? Oh, c'est toi. Toi, toi, rien que toi. Pourquoi tu viens encore me hanter, hein ? Pourquoi revenir me parler, moi qui t'es chassé. Non, je t'es déjà dit que je te haïssais pas. Pas plus que je ne te méprise. C'est vrai, c'est toi qui m'a éduqué. C'est toi qui m'as initié au noir. A cet état exquis qu'est la non-vie. Nous nous sommes toujours bien amusé toi et moi, oui, je sais. Je t'ai aimé. Non pas comme une soeur complice, mais comme une véritable amante malicieuse. Tu me trompais, je le sais. Tu m'aveuglais d'illusions. Oh, oui, tu m'as dit que la vie était noire, qu'il ne fallait surtout pas la suivre, que tous les mortels étaient des idiots merdiques sans cervelle. Oui, tu m'as dit que je ne trouverais aucun bonheur là dedans. Tu avais oublié ma passion pour les étoiles. Elles brillaient trop. Tu le savais. Tu as essayé de les masquer. Vicieuse ! Rien ne réussit. Oui, je t'ai aimé. Tu m'as offert ces fabuleux pouvoir. Une lucidité parfaite. A double tranchant, mais parfaite. Une vision du monde tel qu'il est. Indéniablement forte, mais aussi faible. Trop faible, trop orgueilleuse. Je continue de t'aimer. Je te respecte. Tu m'a manipulé du début à la fin, et tu continue de me séduire. Je regrette parfois le bon vieux temps où nous parcourions la terre ensemble. Mais aujourd'hui, je ne peux pas. Je ne peux plus. A trop se rapprocher d'une flamme, l'ombre se brûle, puis disparait. Car s'était bien une ombre, quoi que tu en dises ! Nous avions peur de la lumière, tout en y étant attiré. La lumière faisait disparaître toutes tes illusions. Mon amour pour elle n'a fait que de me rapprocher de toi. Je te connaissais depuis trop longtemps pour interdire ton chant ensorceleur. Je t'aime encore. Tu as sombré, tu es tombé dans le noir qui était ton origine. Tu croyais que j'allais te rattraper. Pas cette fois-ci. La lumière m'a sauvé. Cette lumière m'apporte aussi son lot d'illusions. Sans ton initiation, sans ta présence encore à mes côtés, sans ce que je sais, je les aurais suivies. Je suis un être d'ombre et de lumière. Tu ne peux plus rien y changer. Tu es jalouse, je le sais. Je te comprends. Mais la lumière n'est pas jalouse. C'est sa plus grande faiblesse, mais elle n'est pas jalouse. Mais tu as une alliée. Tu sais très bien de qui je parle, ne fais pas l'innocente. Tu ne l'es pas, innocente. Tu sais. Elle t'as projeté vers toi dans mon envie d'être près d'elle. Ah ! Je ne regrette rien, je te dit. Je ne fais que de la comprendre, désormais. Je la comprends. Formidable, non ? Sans toi, je n'y serai jamais arrivé, aveuglé par les illusions. Je t'aime aussi pour ça. Seulement, elle est comme moi. Mi ange, mi démon. Elle m'a envoyé te voir. Maintenant, elle me retire de tes griffes. J'ai suivi mon coeur, j'ai suivi mes rêves, et je t'ai laissé tomber dans ton abyme sans fond. Je suis plus heureux maintenant que là où tu m'emmenais d'habitude. Oui, j'ai été heureux avec toi. Oui, je le suis encore quand je me plonge dans ce que tu m'as appris, dans ses souvenirs, dans ses pensées. Mais je le suis bien plus quand je suis à la lumière. Certains moment sont des illusions, je le sais. J'en profite quand même. Mais je sais reconnaître les autres. Des moments de bonheur bien plus grand que ceux que tu arrivais à me procurer. Tu ne me suffit plus. Tu m'as appris à aimer le mal. Je ne changerais pas ma nature pour la lumière, je le sais. Je sais que je te reviendrai un jour ou l'autre. Car nos natures sont liées. Mais ne t'inquiètes pas, quand tu viendras, je serais là pour toi. Viens quand tu veux. Mais jamais quand je suis dans un de ces moments de bonheur pur. Je t'ai aimé. Je t'aime. Et je te reviendrais. Il a neigé samedi. En présence de la neige, je retombe en enfance. C'était sublime. Je marchais comme un gamin découvrant pour la première fois la neige, savourant les "flop" que produisaient mes chaussures dans cette couche blanche. Entrer au lycée, c'était comme entrer dans une terre vierge, un endroit sauvage où les hommes n'avaient pas encore détruit le merveilleux. Un lieu où la nature avait repris ses droits en laissant tomber un manteau de neige. Oui, un véritable manteau. Une ville sous la neige, c'est une victoire de la nature, un endroit sauvage sans trace que les hommes doivent reconquérir, refaire revenir chaque pouce de terrain urbanisé, sans vie. Pour la première fois, je n'eu pas envie d'aller en maths, préférant la morsure du froid au plaisir des chiffres. Mais je ne pû y couper. Sortant quand même en avance du cours, voyant la neige, et la voyant elle, quelque chose en moi céda. Comme si un barrage disparaissait, un grondement sourd de joie contenue, de plaisir oppréssé, d'amusement réprimé m'envahit. Pour la première fois, je lâchais les brides de mon bonheur, et je m'amusais. Je m'amusais à des choses qu'avant je n'aurais jamais fait, mais je m'amusais. Jamais auparavant je ne pu faire ça. Pendant un moment rien ne compta plus que ça. Ce samedi matin fut hors du temps. Puis nous avons couru dans la rue devant le lycée. Je ne sais plus pourquoi, mais nous avons couru, sur la route, vu le nombre de voitures qui passaient par ce temps. Les rares passants qui nous on vu ont dû nous prendre pour des fous. Je restais seul ensuite, savourant justement cette solitude enneigée, ce froid environnant... Pris d'une envie irrépréssible de voir Blois sous la neige, je montai au Château et regardai les alentours, sous ce ciel gris clair caractéristique des temps de neige, et si beau. Pleurnichard comme je suis, je pleurais. Je ne me souvins que d'une pensée, une pensée folle, qui peut-être à déclenché cette accès de larmes... "Demain, tout aura disparu. Une journée, une bref journée, une heure, et tout aura disparu. J'étais heureux, ce soir je ne le serais plus. Le temps va reprendre ses droits." Il vient un moment dans la vie de toute ombre où l'idée même d'écrire devient insupportable, trop lasse qu'elle se trouve, tâche ingrate. Pourtant, toutes les ombres aiment écrire, et le font beaucoup. C'est ce qu'elles font de mieux. Celà fait donc un moment que je n'ai pas écrit ici. Trop de choses à dire, ou trop peu qui en vaillent la peine, je ne sais pas. Vacances merdiques. Je ne cherche même pas à les décrires, j'ai oublié maintenant ce que je faisais de mes journées, sans doute étais-je une larve de plus sur le réseau informatique... Mais les vacances ont constituées un tournant. Une rupture. La fin de mon passé. J'ai réfléchis durant deux semaines sur ce que j'étais, ce que je représentais, ce que je suis dans le coeur des autres, et bien entendu, sur elles. Elles, ce sont Caroline, Pauline, Anaïs, Hélèna, Marine, toutes ces filles que je connais et apprécie. Il faut dire que je n'apprécie pas tant de garçons que ça. Enfin... deux semaines passées à devoir supporter ma famille, je m'enferme dans ma chambre et je réfléchis (vu que j'ai rien d'autre à faire...). Bref, je me suis dit que je ne pouvais pas rester dans le groupe, l'ancien groupe. Depuis déjà un moment (je l'ai pensé déjà en novembre, c'est dire), je voyais bien que nous étions des acteurs dans une pièce de théatre, occupé à montrer un masque, nous faisions tout pour tenir les rennes du traîneau alors que le traîneau perdait ses pièces et se décomposait à vue d'oeil. Donc, j'avais fait mon choix. Je voulais voir Hélèna, et ça, au plus vite. Deux semaines qui ont donc été une torture, je voulais la voir et marcher avec elle, aller manger un bon petit pain au chocolat tout chaud avec elle devant le Château... Ce fut donc un soulagement lorsque le lundi arrivé, elle accepte de bon coeur de me parler, et même de me donner une lettre qu'elle avait écrite la veille... et soudain elle se met à côté de moi, à ma place, à ma putain de sacro-sainte place de solitaire, là où les profs ne me voyaient jamais et où je pouvais faire n'importe quoi, où j'avais la paix, mais aussi la tristesse... Je fus étonné qu'elle vienne accomplir ce sacrilège, s'attirant ainsi la malédiction qui planait sur cette chaise. Je ne compris pas tout de suite, il me fallut l'écouter, et aimer l'écouter, aimer qu'elle soit mes côtés pour comprendre qu'elle aussi elle venait de dénigrer son groupe, ses attaches, son passé. Elle resta toute la journée avec moi, nous allames manger un bout ensemble, elle attendit que je sorte de mon cours d'MPI alors qu'elle pouvait très bien aller directement à son arrêt de car. Je la traitais de folle, tout en sachant que moi-même j'aurais fait la même chose pour elle. Un jour. Deux jours. Trois... et nous restames ensembles toute la semaine, soudés comme deux doigts dans une main par un pacte muet, un serment d'amitié sans paroles. Puis il y eu Pauline. Je lui avais envoyé un sms pendant les vacances. Un sms idiot, et qui tomba, malheur à moi, le 14 février...Elle ne le comprit pas, fort heureusement, et elle me demanda de l'expliquer. Ce fut jeudi que je décidais de le faire. Pourquoi jeudi ? Parce que tous le jeudi, c'est le jour que j'attends avec le plus d'impatience, enfin, avant... Je restais toujours au moins deux heures avec elle, soit à parler, soit à l'aider dans ses exercices, soit les deux en même temps. J'adorais ces heures là. Mais revenons à notre histoire. Je lui expliquais donc, et celà ne parût pas trop la bouleverser. Enfin, ce n'est pas ce que vous semblez croire, mais ça s'en rapproche. Bon. Elle me confia qu'elle aimait son Pierre, mais qu'elle avait peur qu'il soit amoureux d'Anaïs... Enfin, c'est pas très intéressant pour le moment mais ça le deviendra plus tard. Bon. Le sujet de conversation à dérivé vers quelque chose que j'adore, et elle semblait bien aimer ça. Je ne sais pas comment, mais je crois avoir réveillé quelque chose en elle. Elle était très contente le lendemain, lorsqu'elle eut essayé ce dont on avait parlé. Hélèna le pratiquait depuis déjà un moment, ainsi commencèrent-elles à se parler. Et en une semaine j'avais reconstitué un groupe. Depuis, Hélèna et Pauline se parlent souvent, je leur parle aussi, on est souvent ensemble, on aime la compagnie des deux autres, et tout va bien. Je ne compte plus les moments que j'aimerais revivre. Les deux heures passés avec Hélèna au Colonial Café à parler, et parler, et parler, ou l'heure dans le jardin de l'évéché, ou encore la matinée à faire les magasins... Je ne sais pas. Toujours est-il qu'enfin je suis heureux.
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