lasalamandreJeune LADonienMessages : 5
Posté le 13-06-2008 21:21Sujet du message : Début d\'un roman (Cauchemardesque) !! Note la qualité de ce sujet :
Chapitre Premier:
Timeo
La voiture roulait, dans ce monde gris, et continuait ça folle course à travers les rues vides de la ville de Châlons-en-Champagne. Ethan regardait, d'un œil perdu dans le vague le paysage familier qui défilait à travers ça fenêtre. Il avait cette envie de pleurer qui parfois peut nous prendre sans afficher de raison claire. Il frissonna. Il faisait si froid, dans cette petite froide aux fines parois. Encore une fois, il aurait besoin d'évacuer ce que contenait son corps bien trop plein. Encore une fois, il ressentait le besoin de hurler. Il hurla. Ses poumons se vidèrent en faisant le plus fortement possible vibrer ses cordes vocales, jusqu'à être vides. Son cris s'étouffa en des larmes. La mère de l'enfant le regarda avec des yeux effrayés, sans oser parler, à peine penser. La voiture commença à ralentir. Un coup de klaxon venant de derrière l'aida à reprendre ses esprits, et continua à rouler, non sans peur. Ethan plia ses genoux contre son corps, en sachant pertinemment ce que pouvait penser sa mère.
A travers ses larmes, il murmura « désolé... J'en avais besoin. »
Sa mère lui sourit, et caressa son épaule d'un air absent. Qu'avait-elle manqué dans le développement de son fils ?
Ils arrivèrent quelques minutes plus tard. A peine eut-elle ouvert la porte, qu'il s'engouffra dans la maison afin de rejoindre sa chambre, la boite métallique à la main. Il s'assit sur son lit, et ouvrit son trésor. Il en extirpa le baladeur, et sorti délicatement le dessin qu'il aimait tant. A la vue de ce visage dessiné de ses propres mains, il se sentit rassuré. Il le serra contre sa poitrine et resta pensif, de longues et interminables minutes. Il ne mangea pas. Non, il resta sur son lit, à se demander quand le soir viendrait. Il n'aimait plus le soir. Mais il passait cependant beaucoup de temps à l'attendre, patiemment, malgré sa peur. Il se leva, et se dirigea vers son bureau sur lequel il y avait son ordinateur. Il l'alluma et regarda le système se charger, les écritures et les images s'afficher. Lorsqu'il eut besoin de démarrer sa session, il l'éteignit. Brutalement. Non, ce soir, il n'en avait pas envi. Pas envi de musique, ni d'ordinateur. Peut être préférait-il continuer à réfléchir ? Lui même n'en savait rien. Il glissa sa main à travers ses cheveux, et décida qu'il valait mieux ne rien faire. Le soir arriva. Lentement, l'obscurité envahis les rues, les lampadaires s'allumèrent, les volets se fermèrent. Il fit de même. En s'approchant de sa fenêtre, le jeune garçon regarda au dehors. Tout était si beau, la nuit, éclairé par les faibles lampes artificielles ornant de chaque côtés les routes sombres. Mais il persisté à haïr le soir, malgré sa beauté, malgré son mystère. Il avait peur.
Il déglutit en fermant les lourds pans de bois encadrant sa fenêtre, et lorsque l'obscurité de sa chambre fut complète, il alluma la lumière. Il rejoint alors son lit, en veillant à bien regarder chaque recoins de sa petite chambre, dans le cas où une quelconque ombre d'origine inconnue venait à s'y cacher. Bien sûr ne croyait-il pas à ce qu'il imaginait. Il pensait ses craintes idiotes et sans fondements. Malgré tout, elles étaient bien présente, et il devait douloureusement vivre avec.
« Tu viens, dit une voix derrière lui ? »
La jeune fille blonde de ses rêves musicaux se tenait derrière, en souriant, et en l'invitant de son bras accueillant.
« Ça ne servirait à rien, répondit le jeune adolescent. »
La fille s'approcha de lui à pas feutrés, et se pencha en avant pour lui murmurer:
« Ça ne change rien, que je sois réelle ou pas. Quand viendras-tu me chercher ? »
Il recula.
« Si tu n'es pas réelle, je ne peux pas t'aider. »
La jeune fille se retourna alors gracieusement, et disparu.
« Reviens... » Murmura le pauvre enfant ébêté.
Les larmes coulèrent sur son visage. Il n'aurait pas dû. Tant de choses qu'il n'aurait pas dû faire aujourd'hui. Elle était la seule à l'écouter, la seule à savoir qui il était. Il avait besoin d'elle. Mais un être imaginaire ne doit pas avoir besoin de celui qui l'imagine. Il s'allongea de côté sur son lit, et se recroquevilla dans sa coquille d'ivoire. Et pleura. Qu'allait-il devenir désormais ?
I cross the borders of time, leaving today behind to be with you again
Within temptation
JKiteLADonien légendaireMessages : 3389
Posté le 13-06-2008 22:06
Vive le Noëlisme
tifennLADonien SuperStarMessages : 1400
Posté le 13-06-2008 22:09
...Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences...
Posté le 15-06-2008 12:11