OK les gars, j'pense que ca merite un nouveau sujet...C'est tellement
incroyable que le gars se soit fait elire president. Avec un bilan au
ministere de l'Interieur pareil, j'suis impressionne que les gens
croient kil va les sauver mdrrr
A lire jusk'a la fin, c'est quand meme ouf comment la situation empire.
Face
aux violences urbaines dans le Val-d'Oise, le premier réflexe est de
comparer les événements de ces derniers jours aux trois semaines
d'émeutes urbaines que la France a connues en octobre et novembre 2005.
Avec, en filigrane, l'interrogation, légitime, sur le fait que les
violences actuelles puissent ou non s'étendre dans le pays et durer
plusieurs semaines. Mais les émeutes de 2007 ne ressemblent pas à
celles de 2005, même si les acteurs (jeunes et policiers,
principalement) et le cadre (zones urbaines sensibles) sont identiques.
La
première différence, fondamentale, tient à la chronologie. En 2005,
Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) avait servi de déclencheur, de
point de départ clairement identifié à un mouvement national. Pour que
la contagion gagne les villes voisines, il avait fallu deux éléments
conjugués. La mort des deux adolescents électrocutés après avoir voulu
échapper à la police avait provoqué plusieurs nuits de violence à
Clichy et à Montfermeil. Mais c'est le tir d'une grenade lacrymogène à
proximité de la mosquée de Clichy qui avait contribué à étendre le
mouvement.
En 2007, Villiers-le-Bel n'est pas un point de départ
mais une étape dans une longue dégradation. Car l'erreur, à trop
s'interroger sur les risques de reproduction des émeutes de 2005,
serait d'oublier l'accumulation d'événements graves intervenus depuis
un an dans les quartiers : des violences urbaines qui témoignent d'une
radicalisation d'une partie, très minoritaire mais très active, des
jeunes; des violences qui marquent la profondeur de la coupure entre la
police et une partie de la population.
CHANGEMENT DE CIBLES
La
liste des principaux incidents est spectaculaire : agressions
extrêmement violentes de policiers aux Tarterêts (Essonne) et aux
Mureaux (Yvelines), en septembre et octobre 2006, incendies de bus,
notamment à Grigny (Essonne), Marseille, Trappes (Yvelines) ou Nanterre
(Hauts-de-Seine) en novembre 2006, usage à une trentaine de reprises
d'un fusil contre des policiers lors d'un "guet-apens" à Etampes
(Essonne) en mars, violences urbaines de Cergy (Val-d'Oise) en juin,
agressions de pompiers et policiers et incendie de bâtiments publics à
Saint-Dizier (Haute-Marne) en octobre, violences à Aulnay-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis) début novembre. A ces incidents, il convient
d'ajouter les émeutes de la gare du Nord en mars, même si elles ont eu
lieu dans Paris.
Ces violences témoignent, seconde différence
majeure avec 2005, d'un changement de cibles. Comme en 2005, des jeunes
visent des locaux publics et privés (la maison des jeunes et de la
culture et l'office public HLM à Saint-Dizier, par exemple) et
continuent de brûler des voitures (44000 en 2006, contre 45588 en
2005). Mais ils s'en prennent, plus fréquemment, aux forces de l'ordre,
comme en témoigne le nombre très élevé de policiers blessés en deux
nuits à Villiers-le-Bel : plus d'une centaine.
"Même si le
recours à la technique du guet-apens est observé depuis de nombreuses
années dans les cités, la volonté affichée par des délinquants de s'en
prendre physiquement aux policiers n'a jamais été aussi affirmée",
relève la direction générale de la police nationale dans son étude
annuelle sur les violences urbaines, présentée dans le cadre du rapport
2007 de l'Observatoire national de la délinquance (OND). La police
souligne notamment que les émeutiers tendent à délaisser "les cibles
matérielles au profit des cibles humaines".
Des élus disent
désormais se sentir menacés lorsqu'ils interviennent dans les
quartiers, parce que assimilés à des représentants de l'autorité. Les
pompiers subissent des agressions parfois très violentes (jet de
parpaings ou de pierres, par exemple) et ont dû progressivement adapter
leurs modes d'intervention. Et les journalistes, qui étaient acceptés
sans trop de difficulté en 2005, sont aussi devenus des cibles.
La
troisième différence essentielle est l'intention affichée, par certains
émeutiers, de blesser grièvement, voire de tuer des policiers ou des
pompiers : de ce point de vue, l'événement le plus grave est
probablement la découverte, à Aulnay-sous-Bois, le 3 novembre, d'une
bouteille de gaz sur laquelle avaient été scotchées des boîtes de
clous. L'objectif des émeutiers, qui réagissaient à un accident
impliquant des jeunes poursuivis par la police, était de placer la
bouteille dans une poubelle avant de l'enflammer.
Le dispositif
a certes été qualifié d'"amateur" par les experts de la police qui
estiment que les risques d'explosion étaient limités. Mais l'intention
était de provoquer des dégâts les plus larges possible en recourant à
un explosif. L'usage d'armes, à Villiers-le-Bel, s'inscrit dans cette
logique : une partie des agresseurs, que la police qualifie de "noyaux
durs", est montée d'un cran dans la violence. Villiers-le-Bel n'est pas
un tournant mais un révélateur.
Luc Bronner, le Monde du 30 novembreje
partage pas son analyse sur le profil des evenements mais c un bon
rappel des faits...quand tu les mets a la suite, ca te fait direct
comprendre comment ca sent la poudre pour tout le monde...sauf sarko lol
des commentaires ?
je cite :"
usage à une trentaine de reprises d'un fusil contre des policiers lors d'un "guet-apens" à Etampes (Essonne) en mars"
30 coups de fusils dans un guet-apen, nombre de morts, de blessés graves? 0
C'était quoi comme fusil??? Il tirait des cartouches en mousse???
A
Villiers-le-Bel pareil, on nous parle de policiers blessés par
cartouches de chevrotines tirées à bout portant par des fusils de
chasse de calibre 6 mm.J'aimerais bien savoir quel type de gibier on
peut chasser avec du 6mm...
Le seul problème c'est que la chevrotine
c'est pour du calibre 12 et à petite distance c'est plutôt censé
laisser la cible morte et pas avec une éraflure (rappel le membre du
GIGN qui s'est fait tué il n'y a pas longtemps et tous les sangliers de
plus de 100kg qui sont chassés chaque jour par ce type de munition...).
En fait, il s'avère qu'en dehors de la grenaille, il y a eu aussi
des tirs de carabine à plomb, qui tire des plombs de chasse pour les
moineaux, on est juste un peu loin de la chevrotine.
On nous parle
de nombreux policiers blessés grièvement mais seuls 3 d'entre eux sont
allés à l'hôpital dont un seul touché à l'oeil qui risque d'avoir des
séquelles. Alors où sont les gars gravement touchés, ils se sont
autosoignés ou quoi?
J'aimerais savoir c'que ça veut dire blessé
grave, grièvement touché... ça veut dire que le gars il a même pas
besoin d'aller se faire soigner, pas d'hosto rien, juste un pansement,
un bisou qui guérit et c'est bon???
Attention, je ne minimise
pas les actes, j'aimerais bien qu'on arrête de raconter n'importe quoi,
c'est tout. Je ne dis pas que c'est bien, que c'est justifiable, que
c'est marrant ou quoi, c'est pas du tout ça
mais ça commence à
devenir soulant qu'on essaye de faire du spectaculaire à tout prix,
qu'on veuille en rajouter encore alors que c'est déjà la merde,
pourquoi vouloir dire qu'ils tirent avec des armes de gros calibre si
ce n'est pas vrai, qu'ils ont des armes de guerre (lance-roquette)
alors qu'ils tirent au petit plomb, parler de 357 magnum en montrant un
beretta 92, ou de fusil à pompe sachant que dans l'imaginaire collectif
c'est impressionnant alors qu'il existe des fusils à pompe de tout
calibre et qu'ça n'a aucun rapport avec la puissance de l'arme, la
pompe c'est juste un système de chargement...
Pourquoi les médias,
qui dans ce type d'histoire (surtout depuis quelques années) se font
les porte-parole des politiques, en rajoutent-ils tellement? Pourquoi
ont-ils besoin de nous faire croire que c'est la guerre civile, la
bande de gaza, la tchétchénie? Quel en est l'intérêt? Est-ce que ça va
appaiser les esprits, aider à avancer? Est-ce que ça relate la réalité?
Non! ça fait peur aux francais moyens et ça c'est bon pour l'audience
(ce qui fait peur a toujours attiré les gens) et pour SuperNicolas qui
va mater à lui tout seul en se mettant en première ligne (dixit france
3, on dirait qu'c'est lui qui est habillé en bleu avec son bouclier,
elle est belle sa première ligne...) ces dangereux assassins surarmés,
ces organisations paramilitaires entrainées dans les caves de
Villiers-le-bel, ça ressemble un peu à FoxNews et Georges Bush non?! La
deuxième conséquence de ce type de dramatisation, c'est que les p'tits
cons se prennent pour des dangereux criminels, se repassent Scarface en
s'disant qu'ils sont Tony Montana, ils se sentent puissants et rentrent
un peu plus dans un processus de dessocialisation, de dégradation et de
destruction.
Qui a à y gagner? Les lascars qui seront séverement
punis? Les policiers qui sont blessés? Les habitants dont on brûle les
voitures? J'vois pas, à part le p'tit nain qui est à l'Elysée qui va
encore venir sauver la France des quartiers populaires comme en 2005 (à
part qu'on oublie qu'en 2005 c'est un peu lui qui avait mis le feu aux
poudres et lui aussi qui avait laissé se pourrir la situation en
donnant ordre par exemple aux policiers sous son ministère de ne pas
intervenir directement mais de contenir, c'est-à-dire de ne pas arrêter
les gens mais de juste les empêcher d'avancer en les laissant au
passage brûler tout ce qu'ils trouvent).
En dehors du traitement
de l'information, sur la dégradation générale, en ayant tout misé sur
la répression et rien sur la prévention avec, de plus, un taux de
chômage, de pauvreté, d'illetrisme ... à son paroxisme depuis plusieurs
années comment vouloir que ça aille mieux. Je n'dis pas qu'avec le
plein-emploi et tout et tout il n'y aurait pas d'lascars. J'dis juste
qu'il y en aurait beaucoup moins et qu'avec aucune ou si peu de
perspective d'avenir même pour les plus diplômés, intelligents,
calmes... qu'avec aucune place dans la societé et dans la république
française (et qu'on m'sorte pas l'exemple d'un type qui a fait ceci ou
cela, le rêve américain à la française, c'est la même pour un qui
arrive en haut, combien qui crèvent?). Ce n'est pas une question de
pays, de religion, de couleur de peau (les italiens quand ils sont
arrivés aux états-unis sont devenus des gangsters parce qu'ils
n'avaient pas le choix, pareil pour les noirs dont on parlait beaucoup
dans les années 80-90 et pour les mexicains maintenant, vraiment quel
beau pays et quel exemple l'amérique).
Une fois qu'on a mis les
délinquants en prison, qu'est-ce qu'on fait? La prison n'est qu'une
parenthèse, pas de réinsertion, qu'est-ce qu'ils peuvent devenir? Et
pour ceux d'après, les mêmes causes produiront les mêmes effets...
Commençons
par régler les vrais problèmes de fonds, les causes et pas les
conséquences comme toujours, avant que ça devienne vraiment les
states...
La première chose l'éducation (on va supprimer 28000
postes ,c'est bien ça), la deuxième la lutte contre la pauvreté (euh
nonplus, les pauvres deviennent plus pauvres, on a juste abaissé le
bouclier fiscal pour que les très très riches le soient encore plus),
la troisième la lutte contre le chômage (apparemment d'après tous les
camps on ne peut pas faire grand chose à cause de la mondialisation
dommage, il faut juste attendre que la croissance veuille revenir en
priant bien fort vu qu'on sait que les mesures sur les heures sup et
tout ne relanceront pas la croissance, que c'est plutôt l'inverse c'est
la croissance si elle arrive qui permettra aux gens de faire des heures
sup' et aux chômeurs d'être embauchés). Comme d'hab', on ne fait rien
mais quand ça pète on s'demande c'qui arrive...
(j'ai déjà fait trop long, j'm'emballe alors j'vais m'arrêter là...)
C'est
l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa
chute se répète sans cesse pour se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien,
jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien". Mais l'important c'est
pas la chute c'est l'aterrissage...
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