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Cela fait maintenant un peu plus de 30 ans que s’est joué un véritable drame aux Etats-Unis et plus précisément dans le comté de Suffolk, fief d’Amityville. La date fatidique du 13 Novembre 1974 restera à jamais gravé dans la mémoire de tous les habitants de cette ville puisque c’est à ce moment là que s’est déroulé le massacre de la famille Defeo. Au sein de celle-ci, on dénombrait 7 membres : les parents et leurs 5 enfants qui vivaient tous paisiblement dans une belle et immense maison située au 112, Ocean Avenue mais leur existence est sur le point de basculer.
Alors que rien ne pouvait laisser présager à une telle tragédie Ronald Defeo Junior (Brendan Dawson), le fils aîné de la famille s’empare d’une carabine et visite chacune des chambres semant derrière lui la mort. Toute sa famille meurt donc dans des conditions atroces et aucuns indices ne permettront d’expliquer un tel geste. Interpellé par les forces de l’ordre, le jeune homme se justifiera de manière bien étrange puisqu’il dit avoir agi sur les ordres d’une voix mystérieuse provenant de la maison. Voilà donc un sanglant fait divers mettant en lumière cette grande résidence qui va être tout naturellement laissée à l’abandon, du moins pour un certain temps ! 1 an s’est écoulé et de l’eau a coulé sous les ponts (ce n’est qu’une expression, ne cherchez pas de ponts dans le film !), nous retrouvons donc les Lutz, une belle famille avec à sa tête George & Kathy (Ryan Reynolds & Melissa George). Cette dernière a en fait déjà été mariée à un homme qui a disparu mais avec qui elle a eu 3 enfants : Billy, Michael & Chelsea (Jesse James, Jimmy Bennet & Chloé Moretz). C’est donc une famille recomposée que nous allons apprendre à connaître et cela implique certaines difficultés dans la vie de tous les jours. Ainsi, si 2 des enfants semblent bien s’entendre avec George, ce n’est visiblement pas le cas de Billy qui a bien du mal à l’accepter mais il va devoir s’y faire. ![]() En effet, le jeune couple n’a pas l’intention de remettre leur relation en question et va même la consolider en emménageant dans une maison plus vaste propre à une vraie famille. Ils parcourent donc les annonces à la recherche de la perle rare et tombent soudain sur une demeure située au 112, Ocean Avenue qui est proposée à un prix d’or. Complètement séduit par la maison, le couple décide de se lancer dans l’aventure et ce même quand ils apprennent le massacre qui a eu lieu entre ces murs. La famille Lutz est ravie de venir habiter dans cette magnifique maison et les enfants sont tout aussi enthousiastes de découvrir leur nouveau foyer. L’installation se fait donc en douceur et l’on a déjà oublié que ce fut un ancien lieu de drame mais très vite certains évènements vont faire émerger des doutes. Alors que Chelsea croit voir une petite fille avec qui elle passe tout son temps, le comportement de George devient de plus en plus bizarre et sa relation avec Billy ne va pas en s’arrangeant. Quel mystère cache donc cette somptueuse résidence et quels sont les dangers qu’encoure la famille Lutz ? Et surtout, à quel prix ont-ils pu acheter leur maison avec la flambée qui gouverne actuellement la société française ? Vous voyez les potes, si la fête du cinéma n’existait pas, il y aurait eu très peu de chance pour que je sois allé découvrir ce long métrage en salles comme quoi on peut avoir de bonnes surprises et bien sur ici, ce n’est pas le cas ! On a donc droit à un nouveau film d’épouvante issu tout droit des studios d’Hollywood et les fans du genre vont pouvoir se réjouir. En effet, voilà un genre qui revient grandement à la mode au pays de l’oncle Sam et l’on va avoir droit à pas mal de productions en ce sens mais on pourra dès lors s’interroger sur leur qualité. Amityville fait donc parti de ceux-là mais il a l’originalité d’être un remake (vous avez noté ce contresens ?) puisqu’un premier film est déjà sorti en 1979 sous le titre d’Amityville, la maison du diable. En réalité, pour être tout à fait exact, l’histoire du film provient d’un fait divers réel qui a été reprise par l’écrivain Jay Anson qui en a fait son œuvre phare. A partir de ce livre, le film fut lancé et ce remake se veut davantage comme une nouvelle adaptation de l’œuvre écrite que du premier long métrage, du moins c’est ce que prétendent les producteurs. D’ailleurs, j’espère que c’est bien le cas car si après avoir fait des remakes des films d’horreur japonais, ils commencent à faire la même chose pour leurs propres films, on n’est pas sorti de l’auberge ! Remarquez, une telle chose n’est pas impossible et j’attends avec une grande impatience le remake de la 1ère trilogie de Star Wars avec Vin Diesel, Britney Spears ou encore The Rock en vedettes. Revenons sur le sujet du jour et parlons davantage de ce petit film sans prétention et qui franchement ne casse pas des briques (ni rien d’autre par ailleurs). J’ai l’impression qu’on est loin du temps où les films pouvaient nous faire avoir des cauchemars après les avoir visionné. ![]() Aujourd’hui, certains films préfèrent parier sur la mise en scène quelquefois poussive avec par exemple un volume mis au maximum allié à des images qui apparaissent subitement. Malheureusement, si ce genre de chose peut nous faire sursauter, cela est loin de nous effrayer outre mesure, on est davantage surpris qu’autre chose et il va bien falloir que les réalisateurs se creusent un peu plus la cervelle. A ce propos, notons que pour ce film, le producteur Michael Bay habitué des grosses productions du Box office a fait confiance à un jeune réalisateur dont c’est le tout premier film. C’est donc à Andrew Douglas qu’est revenu ce magnifique honneur, lui qui a comme seule expérience que des spots publicitaires. Amityville n’échappe donc pas à cette fameuse règle et pire encore, on est rarement troublé par l’histoire et seul le fait de penser qu’elle est inspirée de faits réels parvient à nous offrir quelques frissons avant de plonger la main dans le pop-corn. En dehors de ça, ne vous attendez pas à vous offrir de belles frayeurs à moins bien sur que vous soyez très sensibles ou encore que de simples pigeons puissent vous traumatiser. Coté casting, pas de grandes folies puisque le seul nom qui me dit vaguement quelque chose c’est Ryan Reynolds et pour cause, il a participé à Blade trinity Le reste, je ne pense pas les avoir vu et cela peut sembler bizarre que dans de tels films on essaie pas d’engager des stars pour attirer les spectateurs. C’est un point commun à tous les films d’épouvante certainement parce que le genre est en vogue et que cela permet aux producteurs de récupérer un maximum d’argent sur les recettes engrangés par le film. Récemment, des films se sont mis à engager des stars montantes comme Elisha Cuthbert (vue dans 24) & Paris Hilton (Modèle pour les poupées Barbie) pour La maison de cire, il faut profiter de leur notoriété pour vendre le film ! Mais bon cela n’est pas bien grave au final puisque la renommée des acteurs ne garantit pas forcément la qualité d’un film. Pour conclure, Amityville n’est pas le film qui convaincra les spectateurs de solliciter des remakes pourtant ce type de productions trouve un certain public qui aime s’offrir quelques sueurs froides. Genre qui connaît actuellement un grand boom outre-atlantique, les projets se multiplient et l’on devrait en voir encore pour quelques années car les progrès en matière d’effets spéciaux permettent de nouvelles possibilités que les réalisateurs aiment à exploiter. Si vraiment vous aimez vous faire peur et qu’un rien parvient à vous faire sursauter alors vous pouvez regarder ce film en dehors de ça, regardez plutôt Y’a que la vérité qui compte, c’est bien plus effrayant ! Réagissez à Amityville en DVD sur le t'chat en cliquant ici
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